Etudier la nominalisation

On peut construire des noms à partir de verbes ou d’adjectifs. 1/ Construction des noms à partir des verbes On ajoute divers suffixes au verbe auquel on a coupé la terminaison de l’infinitif. Si on ajoute les suffixes -age, –ment ou -is on obtient des noms masculins. Si on ajoute les suffixes -tion/-sion/-xion/-ation/-ction/-ption, –ade, –ure on obtient des noms féminins. On peut aussi utiliser le participe passé au féminin. A/ Le suffixe -age. Bavarder => un bavardage Coller => un collage B/ Le suffixe -ment. Développer => un développement Remplacer => un remplacement C/ Le suffixe -is. Fouiller => un fouillis Gazouiller => un gazouillis D/ Le suffixe -tion et

FERDINAND de Alphonse Allais

extrait du recueil  “A se tordre” (1891).   Les bêtes ont-elles une âme ? Pourquoi n’en auraient-elles pas ? J’ai rencontré, dans la vie, une quantité considérable d’hommes, dont quelques femmes, bêtes comme des oies, et plusieurs animaux pas beaucoup plus idiots que bien des électeurs. Et même – je ne dis pas que le cas soit très fréquent – j’ai personnellement connu un canard qui avait du génie. Ce canard, nommé Ferdinand, en l’honneur du grand Français, était né dans la cour de mon parrain, le marquis de Belveau, président du comité d’organisation de la Société générale d’affichage dans les tunnels. C’est dans la propriété de mon parrain que je passais

Alphonse Allais – La vérité sur la mort de l’homme coupé en morceaux dévoilée par l’assassin lui-même

http://media.blubrry.com/cdfactu/p/guillaume.cheminsdefrance.net/cms/images/2017/05/MMMDF-L-Allais-la_verite.mp3Podcast: Play in new window | Download (Duration: 4:41 — 4.3MB) | EmbedSubscribe: Apple Podcasts | Google Podcasts | RSSLa vérité sur l’homme coupé en morceaux dévoilée par l’assassin lui-même En quel trouble me jeta la lettre que voici, de quelle perplexité s’agite, à ces confidences, mon esprit désemparé, les gens de cœur, les gens d’élite qui forment la clientèle du Journal le concevront sans peine. « À Monsieur Alphonse Allais, « principal rédacteur du Journal, « 100, rue Richelieu, « Paris. « Monsieur le rédacteur, « La lecture de vos écrits m’a souvent révélé l’étroite intimité qui vous lie à la personne de M. Lépine, le bien connu chef

Émile Zola – Villégiature

http://media.blubrry.com/cdfactu/p/guillaume.cheminsdefrance.net/cms/images/2017/09/MMMDF-L-Zola-Villegiature.mp3Podcast: Play in new window | Download (Duration: 5:52 — 2.7MB) | EmbedSubscribe: Apple Podcasts | Google Podcasts | RSSLa boutique du bonnetier Gobichon est peinte en jaune clair ; c’est une sorte de couloir obscur, garni à droite et à gauche de casiers exhalant une vague senteur de moisi ; au fond, dans une ombre et un silence solennels, se dresse le comptoir. La lumière du jour et le bruit de la vie se refusent à se hasarder dans ce tombeau. La villa du bonnetier Gobichon, située à Arcueil, est une maison à un étage, toute plate, bâtie en plâtre; devant le corps de logis, s’allonge un étroit jardin

Dodo l’enfant Do

http://media.blubrry.com/cdfactu/p/guillaume.cheminsdefrance.net/cms/images/2017/02/Dodo-l-enfant-do.mp3Podcast: Play in new window | Download (Duration: 0:52 — 410.9KB) | EmbedSubscribe: Apple Podcasts | Google Podcasts | RSSUne comptine pour faire dormir les enfants. Dodo l’enfant do L’enfant dormira bien vite Dodo l’enfant dio L’enfant dormira bientôt

Alphonse Daudet – Le phare des sanguinaires

http://media.blubrry.com/cdfactu/p/guillaume.cheminsdefrance.net/cms/images/2017/10/lepharedessanguinaires.mp3Podcast: Play in new window | Download (Duration: 10:09 — 9.3MB) | EmbedSubscribe: Apple Podcasts | Google Podcasts | RSSCette nuit je n’ai pas pu dormir. Le mistral était en colère, et les éclats de sa grande voix m’ont tenu éveillé jusqu’au matin. Balançant lourdement ses ailes mutilées qui sifflaient à la bise comme les agrès d’un navire, tout le moulin craquait. Des tuiles s’envolaient de sa toiture en déroute. Au loin, les pins serrés dont la colline est couverte s’agitaient et bruissaient dans l’ombre. On se serait cru en pleine mer… Cela m’a rappelé tout à fait mes belles insomnies d’il y a trois ans, quand j’habitais le phare

Alphonse Daudet – Le curé de Cucugnan

http://media.blubrry.com/cdfactu/p/guillaume.cheminsdefrance.net/cms/images/2017/10/lecuredeCucugnan.mp3Podcast: Play in new window | Download (Duration: 9:53 — 9.1MB) | EmbedSubscribe: Apple Podcasts | Google Podcasts | RSSTous les ans, à la Chandeleur, les poètes provençaux publient en Avignon un joyeux petit livre rempli jusqu’aux bords de beaux vers et de jolis contes. Celui de cette année m’arrive à l’instant, et j’y trouve un adorable fabliau que je vais essayer de vous traduire en l’abrégeant un peu… Parisien, tendez vos mannes. C’est de la fine fleur de farine provençale qu’on va vous servir cette fois… L’abbé Martin était curé… de Cucugnan. Bon comme le pain, franc comme l’or, il aimait paternellement ses Cucugnanais ; pour lui, son Cucugnan

Alphonse Allais – Pour se donner une contenance

http://media.blubrry.com/cdfactu/p/guillaume.cheminsdefrance.net/cms/images/2017/06/MMMDF-L-Allais-contenance.mp3Podcast: Play in new window | Download (Duration: 5:06 — 4.7MB) | EmbedSubscribe: Apple Podcasts | Google Podcasts | RSSComme tout le monde, j’ai quelques cadavres sur la conscience, pas mal même, et quand j’y pense, un petit frisson me court à fleur de peau et la lividité envahit ma sympathique physionomie. Des femmes, surtout. Oh! que j’en ai vu mourir de ces malheureuses ! Les unes, directement sous mes coups ; les autres, victimes de la passion malheureuse que leur inspirait ma beauté fatale. L’une d’elles, pourtant, eut de la chance. La pauvrette s’était précipitée d’une fenêtre du cinquième étage. Elle eut la chance de tomber sur un vitrage,

Alphonse Daudet – La diligence de Beaucaire

http://media.blubrry.com/cdfactu/p/guillaume.cheminsdefrance.net/cms/images/2017/10/ladiligencedebeaucaire.mp3Podcast: Play in new window | Download (Duration: 6:54 — 6.4MB) | EmbedSubscribe: Apple Podcasts | Google Podcasts | RSSC’était le jour de mon arrivée ici. J’avais pris la diligence de Beaucaire, une bonne vieille patache qui n’a pas grand chemin à faire avant d’être rendue chez elle, mais qui flâne tout le long de la route, pour avoir l’air, le soir, d’arriver de très loin. Nous étions cinq sur l’impériale sans compter le conducteur. D’abord un gardien de Camargue, petit homme trapu, poilu, sentant le fauve, avec de gros yeux pleins de sang et des anneaux d’argent aux oreilles ; puis deux Beaucairois, un boulanger et son gindre, tous