- 9 novembre 2008 19h03
Les chroniques d'Axel de Tarlé sur Europe 1 sont souvent intéressantes. Vous pouvez les retrouver à cette adresse.
J'ai décidé de reprendre 2 de ces chroniques et de vous les proposer ici. Vous avez les textes, les réenregistrements que j'ai fait, et le lien vers l'original. Je vous conseille d'étudier d'abord avec ma version, puis d'aller sur le site original pour voir si vous pouvez suivre le journaliste originel.
bon travail.
Texte numéro 1 :
Deux entreprises sont exclues. Et deux nouvelles multinationales font leur entrées. Le Dow Jones, c'est la Ligue 1 de Wall Street. Le plus célèbre indice boursier au monde, crée en 1896 par deux économistes Charles Dow et Edward Jones. Cet indice comprend 30 valeurs, 30 entreprises censées refléter au mieux l'économie américaine. Et comme l'économie américaine bouge, de temps en temps, l'indice Dow Jones est remanié. Assez rarement toutefois. C'est pour cela que toute modification est un événement. Alors, tout d'abord les chassés. Qui est exclu ? Eh bien, désormais, le Dow Jones a un point commun avec les brasseries françaises. Non fumeur. Puisque, Philip Morris, plus précisément Altria, sa maison mère, est chassé du Dow Jones. Philip Morris avait intégré le célèbre indice de Wall Street en 1985. Mais, depuis les mesures anti-tabac sont passées par là. Et aujourd'hui, le groupe Altria est en voie de démantèlement. Exit donc. Deuxième entreprise chassée. HoneyWell, entreprise qui fabrique des systèmes pour l'aérien, ou le secteur auto. Alors, bien sûr, il y a deux heureux élus qui entrent. ChevronTexaco. Le pétrole. Avec l'envolée des cours du brut, les pétroliers ont vu leur poids en bourse s'envoler. Et puis. Bank of America, qui est devenue la première banque des Etats-Unis. Voilà donc : la finance et le pétrole ont chassé l'industrie et la cigarette. C'est finalement assez révélateur de l'époque. En France, notre CAC 40 national a également été remanié récemment. Et là aussi même phénomène. On a eu l'entrée de Vallourec, qui fabrique les tubes pour les forages de pétrole. Vallourec qui a remplacé Publicis. Bref, la pub chassée par l'industrie pétrolière.
Lien vers l'original
texte numéro 2 :
Contrairement aux idées reçues, un bureau en désordre permet d'être plus productif dans son travail. Avis aux patrons maniaques de la propreté. Quelques papiers qui traînent sur un bureau en désordre, n'ont jamais tué personne. Au contraire. C'est ce que montre une enquête réalisée par deux chercheurs américains et qui est reprise dans le journal le Monde. Enquête intitulée : Un peu de désordre = beaucoup de profit. Tout d'abord, parce que le désordre est source de créativité. Exemple : vous cherchez un document sur votre bureau en fouillis, et paf, par hasard, vous tombez sur un autre document qui vous donnera une idée de génie. C'est comme ça qu'on a inventé les antibiotiques. C'est par hasard, dans son laboratoire en désordre, qu'Alexander Fleming a découvert la pénicilline. Donc, vive le désordre. D'autant, qu'à l'inverse, l'ordre est coûteux. Les salariés trop pointilleux, passent un temps fou à ranger, à classer, des documents, dans des pochettes, qui vont des cartons, le tout par ordre alphabétique. A l'heure du web, c'est presqu'une perte de temps, écrivent les auteurs de l'étude, car aujourd'hui, on peut presque tout retrouver sur Internet. Donc, non au rangement, vive le désordre. On comprend vite les limites de cette théorie, qui bien sûr, cherche avant tout, sur un ton humoristique, à aller contre la dictature du bureau au carré, très en vogue, depuis l'avènement des bureaux open-space interchangeables. Et donc, de façon plus consensuelle, les auteurs concluent : "On peut réaliser des économies significatives, en tolérant un certain niveau de désordre, et de désorganisation". Voilà qui devrait mettre tout le monde d'accord, surtout en cette fin de semaine, juste avant de ranger son bureau pour partir en week-end.
Lien vers l'orginal.

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Texte numéro 1 :
Deux entreprises sont exclues. Et deux nouvelles multinationales font leur entrées. Le Dow Jones, c'est la Ligue 1 de Wall Street. Le plus célèbre indice boursier au monde, crée en 1896 par deux économistes Charles Dow et Edward Jones. Cet indice comprend 30 valeurs, 30 entreprises censées refléter au mieux l'économie américaine. Et comme l'économie américaine bouge, de temps en temps, l'indice Dow Jones est remanié. Assez rarement toutefois. C'est pour cela que toute modification est un événement. Alors, tout d'abord les chassés. Qui est exclu ? Eh bien, désormais, le Dow Jones a un point commun avec les brasseries françaises. Non fumeur. Puisque, Philip Morris, plus précisément Altria, sa maison mère, est chassé du Dow Jones. Philip Morris avait intégré le célèbre indice de Wall Street en 1985. Mais, depuis les mesures anti-tabac sont passées par là. Et aujourd'hui, le groupe Altria est en voie de démantèlement. Exit donc. Deuxième entreprise chassée. HoneyWell, entreprise qui fabrique des systèmes pour l'aérien, ou le secteur auto. Alors, bien sûr, il y a deux heureux élus qui entrent. ChevronTexaco. Le pétrole. Avec l'envolée des cours du brut, les pétroliers ont vu leur poids en bourse s'envoler. Et puis. Bank of America, qui est devenue la première banque des Etats-Unis. Voilà donc : la finance et le pétrole ont chassé l'industrie et la cigarette. C'est finalement assez révélateur de l'époque. En France, notre CAC 40 national a également été remanié récemment. Et là aussi même phénomène. On a eu l'entrée de Vallourec, qui fabrique les tubes pour les forages de pétrole. Vallourec qui a remplacé Publicis. Bref, la pub chassée par l'industrie pétrolière.
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texte numéro 2 :
Contrairement aux idées reçues, un bureau en désordre permet d'être plus productif dans son travail. Avis aux patrons maniaques de la propreté. Quelques papiers qui traînent sur un bureau en désordre, n'ont jamais tué personne. Au contraire. C'est ce que montre une enquête réalisée par deux chercheurs américains et qui est reprise dans le journal le Monde. Enquête intitulée : Un peu de désordre = beaucoup de profit. Tout d'abord, parce que le désordre est source de créativité. Exemple : vous cherchez un document sur votre bureau en fouillis, et paf, par hasard, vous tombez sur un autre document qui vous donnera une idée de génie. C'est comme ça qu'on a inventé les antibiotiques. C'est par hasard, dans son laboratoire en désordre, qu'Alexander Fleming a découvert la pénicilline. Donc, vive le désordre. D'autant, qu'à l'inverse, l'ordre est coûteux. Les salariés trop pointilleux, passent un temps fou à ranger, à classer, des documents, dans des pochettes, qui vont des cartons, le tout par ordre alphabétique. A l'heure du web, c'est presqu'une perte de temps, écrivent les auteurs de l'étude, car aujourd'hui, on peut presque tout retrouver sur Internet. Donc, non au rangement, vive le désordre. On comprend vite les limites de cette théorie, qui bien sûr, cherche avant tout, sur un ton humoristique, à aller contre la dictature du bureau au carré, très en vogue, depuis l'avènement des bureaux open-space interchangeables. Et donc, de façon plus consensuelle, les auteurs concluent : "On peut réaliser des économies significatives, en tolérant un certain niveau de désordre, et de désorganisation". Voilà qui devrait mettre tout le monde d'accord, surtout en cette fin de semaine, juste avant de ranger son bureau pour partir en week-end.
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