- 11 février 2010 7h38
- Le gouvernement italien a approuvé définitivement mercredi le décret sur les modalités de retour au nucléaire, mais l'opposition à l'atome reste vive dans la péninsule qui y avait renoncé il y a plus de vingt ans par référendum après la catastrophe de Tchernobyl. "Le conseil des ministres a approuvé de manière définitive le décret qui détermine le parcours à suivre pour relancer le nucléaire", a indiqué dans un communiqué le ministère du Développement économique. La construction des centrales démarrera en 2013 et leur mise en service est prévue en 2020. Le Parlement avait adopté la loi sur le nucléaire l'été dernier, mais le gouvernement devait encore fixer de nombreux critères. Le décret détermine les "critères généraux" de localisation des futures centrales, la question la plus épineuse. Ils devront ensuite être détaillés par l'agence de la sécurité nucléaire et les entreprises choisiront les sites sur cette base. Le décret impose par ailleurs aux entreprises qui gèreront les centrales de financer leur démantèlement et prévoit la création en Italie d'un dépôt et d'un centre de traitement des déchets. Le gouvernement a ensuite prévu des mesures de compensation économique (baisses d'impôts, énergie moins chère...) pour les zones qui accepteraient d'accueillir une centrale. Et il promet que tout se fera avec "une large participation des régions, des collectivités locales et de la population à travers des consultations". Mais malgré ces promesses de "transparence", le programme nucléaire fait face à une vive opposition dans la Péninsule et promet d'être un des dossiers "chauds" des élections régionales de la fin mars alors que le conflit est ouvert sur ce sujet entre les régions et le gouvernement.
- De Boston à Washington en passant par New York, le nord-est des Etats-Unis revêtait mercredi des allures polaires avec une deuxième tempête de neige en moins d'une semaine, entraînant la fermeture des administrations, dont une partie du Congrès et les Nations unies. La tempête baptisée "Snoverkill" -la neige de la mort- devrait déposer jusqu'à 36 centimètres de neige sur le nord-est du pays, en particulier sur la mégalopole qui s'étend du Massachusetts à la Virginie et concentre 20% de la population du pays, selon le dernier relevé de la météorologie nationale (NWS). Quelque 91 cm étaient déjà tombés ce week-end. Si les chiffres se confirment, cet hiver sera le plus enneigé de la région depuis que les relevés météorologiques existent, avec 1,40 m à Washington, a souligné le NWS.
- L'administration Obama s'est employée mardi à minimiser les critiques russes envers l'Otan et le système américain de défense antimissile en Europe, assurant que la controverse n'aurait pas d'effet sur la discussion en cours pour réduire les arsenaux nucléaires des deux pays. Les différends entre les ex-ennemis de la guerre froide, a affirmé la Maison Blanche, ne bloquent en rien la négociation sur le point d'aboutir pour trouver un successeur à l'accord de désarmement nucléaire START. Mardi, Nikolaï Makarov, le chef d'état-major des armées russes, a affirmé que "le développement et le déploiement du système de défense antimissile (visait) la Russie", liant cette question au traité START. "Le traité sur les armes stratégiques offensives en cours de préparation doit tenir compte d'un lien avec les armes de défense", a dit le général Makarov, soulignant qu'il s'agissait là de la principale pierre d'achoppement. "L'architecture de défense antimissile qui se bâtit en Europe ne vise pas la Russie, mais plutôt la menace émergente de l'Iran", a répété en réponse Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine. "Nous continuons à débattre des moyens de coopérer avec la Russie sur la défense antimissile", a-t-il également souligné. Ces propos délibérément apaisants répondent à un feu roulant de critiques russes envers l'Amérique et l'Otan ces dernirs jours.
- Les parents de trois collégiennes de 14 ans ont dénoncé mardi les gardes à vue imposées à leurs enfants par la police parisienne après une bagarre, alors que la préfecture de police justifie la légalité de la procédure. "Je comprends très bien qu'on demande des explications après une bagarre, qu'il y ait une convocation au commissariat, mais je trouve le dispositif d'interpellation au domicile suivi d'une garde à vue complètement disproportionné", a confié à l'AFP Chantal, la mère d'Anne, qui n'a pas souhaité communiquer son nom. L'affaire commence en début de soirée le 2 février, à la sortie du collège Gambetta, dans le XXe arrondissement de Paris, lorsqu'une collégienne de 16 ans est agressée et notamment blessée au nez par un jeune garçon. Selon les parents des collégiennes, les trois adolescentes interviennent pour séparer les protagonistes. La police, citant un témoin, a confirmé "l'échange de coups réciproques", affirmant que les collégiennes "participent" alors "à l'agression". Le garçon de 14 ans est interpellé le soir même par la police qui est saisie "suite à une réquisition du principal du collège", selon la préfecture de police de Paris. Le 3 février au matin, deux des collégiennes sont interpellées au collège avec l'accord du proviseur. La troisième, Anne, souffrante selon sa mère, est interpellée à son domicile à 10h30 alors que ses parents sont au travail. Elle part en jogging, la tenue dans laquelle elle dormait, avec les policiers. Les collégiennes sont placées en cellule, leurs lacets ayant été confisqués. "Lors d'un transfert chez le médecin dans le XVIIIe arrondissement, j'ai été menottée dans le fourgon de police", a déclaré Anne à l'AFP. Une affirmation démentie par préfecture dans un communiqué: "La mise en cause n'a pas été menottée, ne présentant pas de risque de prendre la fuite". "C'est faux", réplique Chantal qui poursuit: "lorsque nous, les parents, sommes venus les rechercher à 20H00 au commissariat, elles nous ont toutes parlé des menottes alors qu'elles n'avaient pas pu se concerter entre elles". Pour l'avocat de la jeune Anne, Me Jean-Yves Halimi, les conditions de l'utilisation des menottes sont très encadrées et limitées "à une dangerosité pour soi-même ou pour autrui et un risque de fuite". "S'agissant des enfants, la circulaire 803 de code de procédure pénal dit que le caractère d'exception conféré par la loi au port des menottes et des entraves doit être plus marqué", fait valoir l'avocat. Le Directeur de la Sécurité de Proximité de l'Agglomération parisienne (DSPAP), Alain Gardère, a affirmé au cours d'un point presse que "la jeune fille n'a pas été menottée compte tenu de son physique et de son jeune âge et emmenée dans une voiture banalisée". Les trois adolescentes ont été remises en liberté au bout de douze heures pour deux d'entres elles, dix pour Anne. Le garçon passera lui 25 heures en garde à vue. Ils sont tous convoqués chez le délégué du procureur, avec "une lettre d'excuses". Anne est convoquée le 16 mars, selon son avocat. La préfecture de police a annoncé que le préfet de police avait demandé à l'Inspection générale des services (IGS, "police des polices") une enquête administrative pour savoir si une faute avait été commise par la police. Selon la loi, un enfant de 13 à 16 ans peut être placé en garde à vue pendant 24 heures, si des indices laissent penser qu'il a commis ou tenté de commettre une infraction. Selon un enquêtrice, "le collège est connu pour des phénomènes de violence et trafic de drogue mais les quatre personnes impliquées dans cette affaire n'étaient pas connues de la police".
タグ: Actualités, France, Nouvelles, international
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- 3619632 28 octobre 2011 23h48
- What a lovely day for a 3619632! SCK was here
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